05/05/09
Unir nos forces pour sauver la République : l’impératif catégorique de tous les Tchadiens
Depuis le matin du samedi 02 mai 2009, le peuple tchadien, majoritairement rangé derrière l'Union des forces de la résistance, a décidé de reprendre son destin en main, en allant à l'assaut du régime dictatorial de Deby Idriss qui le tient en otage depuis 1990.
Cette reprise en main qui se fait par le biais des actions concrètes de ses plénipotentiaires que sont les troupes de la résistance et leurs dirigeants, depuis la frontière Est du pays notamment, est l'ultime pas qui va conduire notre pays à se réconcilier avec lui-même, et à tourner définitivement le dos à près de 19 ans de dictature sauvage. La dictature barbare d’Idriss Deby dont des sources proches de la présidence affirment que la famille s’apprêterait à quitter le pays au moment où le tyran de N’Djamena s’entête à vouloir en découdre – dans une étrange logique suicidaire.
Des troupes de l’UFR qui avancent, depuis samedi 02 Mai dernier, avec foi, courage et détermination, après avoir été galvanisés par le président de l’UFR en personne, Timan Erdimi qui, regonflant le moral de ses combattants, avait affirmé sa détermination à venir à bout du régime honni au terme de l’offensive engagée.
Oui, il est temps que tous les tchadiens sans exception, et notamment les militaires, policiers et gendarmes encore sous les ordres de Deby ou pas, ainsi que toute la population civile, se mobilisent pour mettre fin à une tyrannie sauvage qui, en 19 ans, s’est rendue responsable de la décrépitude totale de notre pays par le biais de l’utilisation disproportionnée et barbare de la force contre ce peuple Tchadien.
Il est vraiment temps d’en finir avec ce régime cruel, sans scrupules, et sans morale dont les plus hauts faits d'armes en deux décennies de pouvoir - qu'il voudrait d'ailleurs à vie – auront été d'avoir forcé à l'exil les plus grandes valeurs et compétences du Tchad, humilié les institutions, et foulé aux pieds les lois, jusqu’aux règles les plus élémentaires, de la République.
Il va de soi que les méfaits sus évoqués, qui ne sont pas exhaustifs de ce que le régime Deby a perpétré dans notre pays, mais tout simplement exemplaires de la mauvaise ambition qu’il a, en réalité toujours nourri pour le Tchad, suffisent à eux seuls pour que les Tchadiens transcendent les hésitations éventuelles, les atermoiements de dernière heure, ou même les clivages de toutes natures, et s’unissent pour œuvrer – chacun à son niveau - à l’avènement du changement et de la liberté. Et cela pour un impératif catégorique, inéluctable, et Historique : sauver la République !
Ce sera la seule façon de pouvoir inventer un futur acceptable pour les filles et fils de ce pays béni – mais traumatisé - qui ploie depuis 19 ans sous le poids d’un lourd, très lourd fardeau que lui ont imposé certains de ses fils indignes comme Deby.
De ce point de vue, chaque Tchadienne, chaque Tchadien, doit se poser une question fondamentale, une question de conscience : « Dois-je ménager mes efforts pour mettre fin au règne de Deby qui est manifestement l’incarnation malheureuse du malheur ? » Etant entendu qu’il n’existe pas d’être humain aspirant au malheur, même pas les suicidaires et les masochistes, il est évident que la réponse ne peut être que « Non ». Et c’est la plus conséquente des réponses que l’on puisse apporter à un tel questionnement. Alors que faire ?
C’est très simple ! En ce moment où les troupes de l’Union des Forces de la Résistance entament une marche inexorable sur N’Djamena avec pour seul et noble objectif de délivrer le peuple tchadien otage d’un système népotiste, corrompu et dictatorial, nos compatriotes et frères embrigadés par Deby au sein de ce que l’on appelle pompeusement - mais de manière impropre - Armée Nationale Tchadienne, Gendarmerie Nationale ou Police Tchadienne, doivent comprendre que le sang n’a que trop coulé dans notre pays du fait de l’entêtement du dictateur et de ses satrapes, qui n’ont jamais eu à cœur de prendre en compte les intérêts du peuple tchadien.
Une fois ce facteur fortement intégré dans leur subconscient, ils doivent se rendre à l’évidence que, constituant ce peuple dont la sueur et le sang ont financé leurs études, leur formation et aujourd’hui leurs salaires, ils ont plus intérêt à être du côté de la Résistance que de celui du dictateur qui vendrait frères, cousins et enfants pour continuer à jouir des rentes et prébendes du pouvoir.
Or être du côté du peuple, c’est sortir résolument des rangs de la horde des tontons macoutes de Deby, pour en clairsemer les rangs, pour rejoindre les rangs de la résistance dont la victoire, au nom du peuple tchadien, est rendue inéluctable par le fait même qu’elle poursuit un noble objectif : reprendre le pouvoir pour le restituer au peuple et par la même occasion, réconcilier le peuple avec lui-même.
En effet, les leaders de la résistance l’ont déjà dit à de multiples reprises : ils vont renverser Deby, pas pour se mettre à sa place, mais pour amener toutes les sensibilités et toutes les intelligences nationales à s’impliquer dans la nouvelle donne politique qui va s’ouvrir au Tchad, avec dans un premier temps, l’organisation d’un Forum National que conduiront les partis politiques de l’opposition civile et les politico-militaires, et ensuite, la mise sur pied d’un gouvernement de transition très consensuel impliquant toutes les forces vives sociopolitiques sans exclusive, y compris les forces politico-militaires, y compris celles qui ne sont pas avec eux pour le moment, mais aussi et surtout ceux des Tchadiens qui, parce que bernés, continuent – mais doivent arrêter pendant qu’il est encore temps - de prêter leurs forces à Deby.
Alors pour peu que l’on soit un tant soit peu raisonnable, comment ne pas soutenir ce noble idéal en rejoignant les rangs de la Résistance , et contraindre par ce fait le dictateur à comprendre qu’il n’a plus personne derrière lui et qu’il doit prendre ses jambes à son cou, au lieu de lui donner l’illusion d’un soutien de l’Armée en exposant le peuple tchadien à un affrontement qui, pour être rendu indispensable, n’en sera pas moins ruineux s’il est de longue durée ?
Certes, Deby n’a jamais rien ménagé pour recruter quelques compatriotes ayant quitté les rangs de la résistance – pour des raisons personnelles ou parce que trop pressés d’arriver au pouvoir à l’instar de Aldjineidi - mais tout le monde sait que la nomination de celui-ci à la tête de l’état major militaire de celui qu’il a prétendu combattre pendant 17 ans, n'a pour unique et seul but que de l’aider à affronter des combattants de la liberté qu’il est censé mieux connaître que lui, mais que craint le dictateur. Cet ancien de la résistance a-t-il mesuré le grand risque qu’il court d’être liquidé par son actuel maître à sa première erreur tactique, comme sera certainement le cas pour quelques autres rebelles ralliés, dans la cynique logique de ce qui a toujours été fait par le passé ? Ce qui n’a rien à voir avec ce que projette la résistance.
Alors, Frères Tchadiens, Frères d’Armes, frères victimes des mêmes souffrances depuis 19 ans, soyons tous unis contre un régime épouvantable contre lequel le peuple Tchadien, tout le peuple Tchadien, doit rassembler énergiquement toutes ses forces dans un objectif unique : chasser Idriss Deby du pouvoir et du Tchad, afin "de remettre les destinées de notre pays entre des mains capables de planter le drapeau national dont les couleurs, souillées par tant d’années de gabegies, se confondent plus que jamais avec un patchwork mal cousu" comme l’écrivait, il y a peu, un compatriote.
La Rédaction de Tchadvision